Riant trop fort pour se faire remarquer
Moqueuses, hautaines avec préjugés
Nombril du monde à l’air sous piercing
Tout de la véritable fashion victim.
Longtemps je vous ai détestées, enviées
Moi qui cherchait des regards un peu osés
Mais tous les basiques machos évidement
Préfèrent une plastique à un sourire charmant.
Larmes de toc qui brillent sur cils waterproof
Une moue boudeuse à la carrément pouf
Aujourd’hui comme hier, vous étés là
Comme la peste et le cholera.
Un regard plongé dans une fausse innocence
Vous bousculant avec une agressive indifférence
Jouant les pouliches caqueteuses à l’approche
De tous les apollons pas trop moches
Pauvres jeunes hommes à la recherche de frissons
Ils ne trouveront que les mirages de l’illusion
Toujours ils essaieront de vous combler
Mais vous n’en aurez jamais assez.
La société à modeler votre apparence
Beautés factices, poupées pleines d’arrogance
A la recherche d’un matérialisme superflu
Se prenant pour des anges, oui des anges déchus.
Aujourd’hui, je vous regarde avec compassion
Des comme vous, il y en aura toujours à foison
Mais l’essentiel, c’est que personne jamais n’oublie
La beauté d’un cœur généreux qui vous sourit.
La vie fera un tour de manivelle
De votre beauté artificielle, il ne restera que le sel
Si j’avais été un homme un temps soit peu civilisé
Croyez moi, je vous aurais à peine regardé.
.Isabelle
Un petit coup de gueule , de temps en temps , çà soulage.
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