Il était là, assis, le regard dans le vide
Les yeux cernés mouillés, le visage livide
A se demander pourquoi, comment
Elle avait décidé de partir définitivement.
On ne survit pas au grand amour
Il nous emporte pour toujours
Au delà du temps, par delà le soleil qui brille,
Dans un murmure qui nous conduit au-delà de la nuit
Il ne pouvait plus parler, il ne le voulait plus
Sauf à elle dans ses rêves un peu confus,
Le monde autour de lui n’avait plus de sens
Il ne vivait que par sa présence.
On ne survit pas au grand amour
Il nous emporte dans un compte à rebours
Où les jours de solitude ne font que peser
Sur notre corps devenu trop lourd à porter.
Il a du comprendre que son heure était venue
Comme on suit une ombre au coin de la rue
Dans son dernier songe, elle a du l’appeler
Il s’est empressé d’aller la retrouver.
On ne survit pas au grand amour
Il nous emporte pour toujours
Dans un monde où tous les amoureux
Entonne son chant mélodieux
Serein, il s’est déchargé de cette enveloppe charnelle
Inutile pour la suivre dans l’univers intemporel
Cet amour fusionnel devait garder tout son éclat
Même si l’affection des siens voulait le retenir ici bas.
On ne survit pas au grand amour
On l’emporte avec soi pour toujours
Au fond de son âme où brûle son éternelle flamme
Dans le miroir de notre dernière larme.
Isabelle
ce poeme fait suite à celui intitulé " Marguerite" , Marguerite etant l'epouse du monsieur enoncé dans celui ci, Etienne. ces deux poemes sont leur histoire, une superbe histoire d'amour. ils etaient mariés depuis 63 ans et se connaissaient depuis l'age de 18 ans. ils sont decédés à 85 ans.
je leur souhaite de s'aimer pour l'eternité
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